Administration communale de Strassen Administration Communale
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Accolée à Luxembourg-Ville, Strassen s'est développée au même rythme que la capitale luxembourgeoise au fil des années, avec son lot d'avantages ... mais aussi d'inconvénients. Interview de Gaston Greiveldinger, bourgmestre, qui présente les différents aspects, évolutions et défis de sa commune. 

 

Le tramway en projet 
«S'il fallait décrire Strassen en un mot? Objectivement, je dirais dynamique», débute le bourgmestre Gaston Greiveldinger. Pour cause, la population n'a cessé de croitre ces dernières années en raison de l'activité économique importante, dont jouit la commune, véritable «ceinture dorée de la ville de Luxembourg», comme il aime à l'appeler. «Nous concentrons plus de 7.000 emplois et près de 800 entreprises sur notre territoire. En tant que commune nous essayons de soutenir cette activité. Elle reste malgré tout liée aux enjeux de mobilité puisque des milliers de frontaliers circulent tous les jours sur la route d'Arlon, l'artère principale de l'agglomération». 
Des projets de contournements en périphérie de la ville pour soulager le trafic sont d'ores et déjà planifiés. L'arrivée du tram contribuera également au désengorgement, «il faudra élargir la route pour pouvoir accueillir les rails; sans oublier la mobilité douce avec les pistes cyclables ou les zones piétonnes ». 


Les yeux rivés sur l'avenir avec «Strassen 2030» 
Strassen est également certifiée à 50% du Pacte Climat et Gaston Greiveldinger envisage encore de l'améliorer. «Nous étions l'une des premières communes à avoir instauré le chauffage urbain. Nous avons déjà opté pour le photovoltaïque, effectué une analyse énergétique des bâtiments communaux, ainsi que vérifié la qualité de l'air qui reste bonne malgré la densité du trafic au quotidien». Des initiatives plus modestes seront aussi lancées, comme la distribution de sacs en tissu réutilisables pour éviter l'utilisation abusive du plastique sur les marchés. A l'aide de subventions, la commune favorisera l'achat de voitures ou de bicyclettes électriques pour ses habitants. «Les véhicules des services communaux circuleront tous avec cette énergie. Enfin, sous l'impulsion de Nicolas Pundel, échevin à l'environnement, nous installerons des distributeurs d'eau, ils ne fonctionneront pas avec des bombonnes classiques mais seront directement reliés au réseau communal», étaye le bourgmestre, les yeux rivés vers l'avenir. Une trentaine de crèches et une maison relais fréquentée par quelques 600 élèves n'offrent pour autant pas toutes les garanties à long terme. «Il est nécessaire de créer un espace scolaire supplémentaire pour accueillir un total d'environ 1.300 élèves et ainsi doubler les capacités. Ce projet entre dans le plan «Strassen 2030». Des groupes de réflexion ont été créés pour organiser l'apprentissage de demain, dans l'enseignement mais aussi dans les infrastructures, l'idée étant de construire des espaces scolaires pour les besoins futurs», poursuit-il.

 

Favoriser la mixité sociale 
La commune a également acquis les terrains situés derrière la mairie. Sur ceux-ci naîtra a un nouveau lieu de vie, avec des lieux d'apprentissage, mais aussi des logements afin de pouvoir accueillir toutes les catégories sociales en dépit des loyers très élevés. «C' est pourquoi nous avons créé une centaine de logements sociaux ou à coûts modérés. D'autres projets sont en cours de construction ou de planification. A l'automne, par exemple, nous ouvrirons un nouvel immeuble de neuf appartements qui seront tous loués selon la loi de 1998 qui calcule le montant des loyers selon les revenus des occupants, le nombre d'enfants et la surface disponible». 
L'objectif étant de favoriser la mixité sociale sur l'ensemble du territoire. Les défis pour Strassen sont ainsi multiples et Gaston Greiveldinger, entré au collège échevinal en 1996, mettra pourtant un terme à sa carrière politique en janvier 2021, en plein mandat. Je suis là depuis longtemps et je veux laisser ma place aux jeunes. Ils ont d'autres idées et j'espère que les  prochains élus auront la même volonté de faire rayonner Strassen. C'est surtout le vouloir qui est prépondérant, car vouloir c'est pouvoir».

 

Source: Article par Pierre Brick,  publié dans Lëtzebuerger Gemengen, Juin 2019, nr. 223